L’inflation est toujours importante en ce 1er semestre 2011, et cela entraîne des répercussions à la fois sur le budget des ménages et leur tendance à l’épargne. Les particuliers se sont notamment détournés de l’assurance-vie pour privilégier le livret A, dont le taux augmentera probablement en août.
En mars 2011, le taux de l'inflation sur un an en France a été chiffré à 2 %, soit son taux le plus haut depuis plus de deux ans. Cela est notamment dû à la hausse des prix de l'énergie, notamment des carburants, et à celle des produits alimentaires. Si cela a forcément des répercussions sur la gestion du budget quotidien des ménages, cela en a aussi sur leur façon d’épargner. Peu attractif l’année dernière, le livret A a attiré en seulement trois mois bien plus de dépôts que tout au long de l'année 2010 : il a en effet drainé 7,38 milliards d'euros entre janvier et mars 2011, contre 5,58 milliards d'euros pour toute l’année 2010.
Cela s’explique en partie par l’augmentation du taux de rémunération de ce placement, indexé sur l’inflation : il est passé à 2% en janvier 2011, et devrait, si l’inflation reste la même, augmenter de nouveau en août. Selon Cyril Blesson, cofondateur des Cahiers de l'Epargne, « il devrait atteindre 2,25 % voire 2,50 % ». Placement d’épargne concurrent du livret A, l'assurance-vie souffre, quant à elle, des incertitudes concernant son régime fiscal. Le site Les Cahiers de l'Epargne prévoit un repli de 12 % de la collecte nette des supports en euros en 2011.
Pour les particuliers, le rachat de crédit peut venir les soutenir dans cette période d’inflation : un rachat de crédit pourrait leur permettre, grâce à une baisse du montant de leurs mensualités, de retrouver davantage de souplesse dans leur budget quotidien, pour faire face à l’inflation des prix, mais aussi de se dégager une possibilité d’épargne pour profiter de la hausse du taux du livret A.