Si le Livret A peut avoir une image un peu ringarde de placement facile pour épargnants frileux, en ces temps d’incertitudes, il serait cependant mal venu de le négliger. Les Français ne s’y trompent pas, et le plébiscitent.
Le Livret A, dont le taux est passé à 2.25% au 1er août 2011, remporte un franc succès, et est en passe de battre des records de dépôts : entre janvier et fin août 2011, ce sont plus de 15,04 milliards qui ont été déposés sur ce placement. Pour rappel, l’année record de 2008 affichait une collecte nette de 18,7 milliards sur l'année, et en 2009 ce sont 16,5 milliards d’euros qui étaient placés sur Livret A. 2011 est en passe d’égaler, voire de dépasser ces chiffres. Il faut dire qu’en ces temps de crise financière et de perte de confiance des ménages, le Livret A présente bien des avantages : il permet des dépôts garantis par l'Etat, qui restent totalement disponibles, avec en outre un rendement net de tous impôts et prélèvements sociaux (qui se montent désormais à 13.5%). Son seul défaut : un plafonnement des dépôts à 15 300 euros par livret. Pour placer son argent en profitant des mêmes avantages, il existe également d’autres livrets réglementés : le Livret de Développement Durable (LDD) plafonné à 6 000 euros, et le Livret d'Epargne Populaire (LEP) limité à 7 700 euros. Il faut cependant savoir que ce dernier, qui rapporte 2,75 % net est cependant réservé aux ménages ayant payé moins de 769 euros d'impôt sur le revenu en 2010. Enfin, il est aussi possible de choisir un livret bancaire, pour lesquels les offres promotionnelles sont nombreuses. Si les sommes placées sur ces livrets restent disponibles à tout moment, il faut néanmoins garder à l’esprit que les taux affichés par ces placements sont des taux bruts : si vous optez pour un livret au taux de 5%, après le prélèvement libératoire de 32,5 %, vos intérêts ne représenteront plus que 3,37 % !